Sortir de sa zone de confort : cette phrase vous inspire-t-elle quelque chose ?

Il y a  cette image qui circule beaucoup sur de deux petits ronds, l’un plus grand que l’autre. Dans le plus petit, c’est écrit « zone de confort », et dans le plus grand, c’est écrit « là où la magie opère ».  C’est exactement cette image qui me vient en tête quand je pense à ma propre expérience, ou quand je parle avec des gens qui veulent se lancer dans l’entreprenariat.

Evidemment c’est facile de dire aux autres sortez de votre zone de confort ; donc avant de vous y inciter je vais vous raconter comment moi j’ai fait.

votre zone de confort
Pourquoi sortir de votre zone de confort

Il y a une douzaine d’années environ, je finissais un stage d’un an, j’étais commerciale. Je travaillais avec l’un des chefs de départements. Les vendredis on était tous en uniforme, on avait la cuisine pour les employés, il y avait une ambiance pas mal du tout. Vraiment cette entreprise avait mis la barre assez haut. Et c’était vraiment bien payé, plus que la moyenne pour un commercial qui débute dans la vie active, clairement. Surtout que je n’avais aucune charge.

A la fin du stage j’ai donc eu une offre d’emploi, encore mieux payé, avec une situation encore plus stable. Mais les charges allaient venir tôt ou tard, et le niveau du salaire n’allait pas forcément suivre. Le salariat ne m’aurait jamais permis d’avoir le train de vie dont je rêvais ; en mettant même de côté l’aspect financier.

Pouvoir travailler quand je veux, me réveiller un matin et décider que ce serait un jour off, voyager quand je le décide, choisir même mes clients, etc, pour moi ça n’avait pas de prix. Ca n’en a toujours pas d’ailleurs. Bref plus j’y pensais plus je me disais que tout n’allait finalement pas si bien dans ce meilleur monde-là ; et que j’avais besoin de plus. Je voulais plus de challenges, des journées plus chargées, plus de liberté, plus d’argent, plus de tout en fait. Donc j’ai lâché cette offre d’emploi et je me suis lancée.

Aujourd’hui je ne regrette pas du tout cette décision, je ne dirai pas prise sur un coup de tête, mais en tous cas je n’ai mis que quelques jours pour me décider, sans même être sûre de ce qui pourrait se trouver de l’autre côté. Evidemment je l’ai fait parce que j’étais très jeune, j’avais soif d’expériences. Ce quotidien de salarié, sous contrat, que j’ai abandonné, c’était ma zone de confort à moi. C’était très plaisant ce quotidien-là, c’était familier, c’était une trajectoire toute tracée et c’était très rassurant. Rien ne va venir vous faire dévier, vous tomber dessus, c’est métro taxi dodo.

C’est ça la zone de confort, cet état ou cette situation personnelle ou professionnelle où tout est prévisible, vous vous sentez en sécurité, et même parfois comme piégé dans votre confort. Parce que c’est ce que vous connaissez, c’est ce à quoi vous êtes habitués, vous finissez par faire les choses, par vivre machinalement presque. Et c’est exactement là où j’ai refusé d’en arriver il y a quelques années.

L’idée même de sortir de cette zone de confort, de ces habitudes, vous effraie, et c’est normal, vous ne savez pas ce qu’il y a de l’autre côté du miroir. Or ici vous avez des compétences, des expériences, une sécurité financière ou familiale, des acquis sur lesquels vous vous appuyez, et que surement vous avez mis beaucoup de temps et d’énergie à avoir. Sortir de cette zone de sécurité, c’est remettre en jeu tout votre pactole et espérer avoir une main gagnante.

Ca peut très bien se passer, comme ça peut aussi être la catastrophe, et l’aventure va se solder par un échec cuisant. Mais au moins vous auriez essayé ; et si vous avez vraiment tout donné il n’y aura pas trop de regrets à avoir. On peut rêver de ce qu’on souhaite faire, ou être toute la vie, mais c’est inutile si on ne fait rien pour y arriver. J’ai lu quelque part que sortir de sa zone de confort, c’est traverser la zone d’apprentissage et conquérir la zone de panique, pour changer nos habitudes et élargir notre vision du monde.

Vous n’êtes pas obligé de tout lâcher du jour au lendemain comme moi, non. Ca peut se faire petit à petit, et ça dépend de ce que vous voulez changer. Se lancer dans l’entreprenariat, accepter des offres auxquelles on n’est pas habitué, à l’international par exemple, changer d’activité professionnelle, etc. Donc concrètement, pour sortir de sa zone de confort, voici ce que vous pouvez faire.

Sortir de sa zone de confort : prendre le temps de la réflexion et de vous poser cette question

Est-ce que je suis satisfait de ma vie ? Pensez à tous les aspects de votre vie : personnel, professionnel, relationnel. En êtes-vous satisfait ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

  • Qu’est-ce qui fait que vous n’aimez pas cette partie ?
  • Qu’en pensez-vous ?
  • Qu’est-ce qui vous marque ?
  • Que ressentez-vous ? comment vous sentez-vous en y pensant ?

Se poser les bonnes questions peut être parfois dur quand on est en échec, ou dans une impasse. On reste bloqué sur la situation et on tergiverse parce qu’on a peur. Or la vraie question à se poser n’est pas celle du pourquoi mais plutôt celle du comment. “Comment je peux faire pour enchaîner ce passage ?”, ”Qu’est-ce que je peux concrètement mettre en œuvre pour être plus efficace ?”. Pour sortir de sa zone de confort, c’est généralement ces questions qui se posent.

Réfléchir à des pistes de progression, calmement, permet de mieux faire face aux difficultés. Cette démarche, positive, incite à sortir plus volontiers de sa zone de confort. Car aller se frotter aux difficultés, c’est autant d’occasions de progresser ; c’est-à-dire d’occasions de comprendre ce qu’il vous manque, ce qu’il faut mettre en œuvre dans un futur immédiat. C’est ce cheminement-là qui m’a conduit à changer de domaine d’activité, à dévier du boulevard sur lequel je m’engageais. Définitivement il me manquait quelque chose, et j’ai eu la chance de trouver cette chose.

Croire en soi et être prêt à prendre des risques pour sortir de sa zone de confort

Pour moi, quand on veut se challenger, qu’on veut donner une autre vision à sa vie et pouvoir mettre en place de nouveaux objectifs, il faut savoir gérer ses peurs et accepter la défaite et la honte. Mais il faut aussi garder confiance en ses objectifs, rester persévérant et positif malgré les difficultés, dans le but d’avoir la joie qui nous pousse à poursuivre nos rêves.

Personnellement j’ai toujours su garder ces deux aspects en tête. Le plus facile est de commencer par effectuer les actions quotidiennes mais de façons différentes, les aborder sous forme de petits défis. Cela permet d’avoir une autre vision sur des activités pourtant simple et permet de vous habituer à vous confronter à l’imprévu. Vous pouvez mettre en place les défis que vous voulez, du moment que cela vous permet d’affronter vos peurs et vos limites.

Vous devez faire de nouvelles choses, aussi banales soient-elles en fait. Il est important de se remettre en question à la fin de chaque défi et cela vous permettra de voir que les difficultés ne sont pas toujours là où vous les attendiez. Changer en douceur, cela signifie que vous allez agir par étape. Ne bouleversez pas tout votre système cela ne servira à rien et vous allez vous retrouver à nouveau dans votre vie actuelle. Ce n’est pas le but. En prime, qui dit sortir de sa zone de confort, signifie aussi acquérir de nouvelles expériences. Cela vous permettra de faire de nouvelles expériences, d’élargir votre opinion et de vous découvrir des intérêts divers.

Élargir vos compétences pour maximiser vos chances de sortir de votre zone de confort

Cela vous permettra aussi de renforcer votre confiance en vous et vous poussez à sortir encore plus de votre zone de confort, à découvrir de nouvelles façons de penser et de vivre. Vous pouvez par exemple penser à une formation dans un nouveau domaine, ou accorder plus de temps à une passion que vous souhaitez monétiser plus tard.

Le plus important est de toujours tenter de nouvelles expériences, de faire des choses que vous ne faisiez pas d’habitude. Cela va, non seulement injecter une petite dose de passion et d’aventure à votre quotidien, mais également vous permettre d’enrichir votre expérience. Il faut juste apprendre à être à l’aise dans l’inconfort quoi, dans le nouveau. Apprendre à dépasser ce sentiment est une clé qui permettra à chacun d’entre nous de se libérer et de sortir de sa zone de confort. Vous devez développer votre goût pour la nouveauté, mais vous devez le faire petit à petit. Commencez par de petits changements qui vous mèneront assez rapidement à d’autres plus conséquents. Les petits changements mènent aux grands résultats.

Etre acteur de sa propre vie, quoi qu’il en coûte

Ma dernière astuce serait peut-être juste d’être acteur de sa propre vie, quoi qu’il en coûte. Ne pas accepter de subir des situations parce que c’est familier et rassurant. Apprendre à gérer votre vie sans la laisser au sort de votre destinée. C’est tentant c’est vrai, mais commencez d’abord par devenir 100% responsable, cela veut dire que tout ce qui vous arrive devient de votre fait. C’est vous qui prenez les décisions pour vous et personne d’autre. Vous choisissez la situation dans laquelle vous êtes. Vous choisissez consciemment ce que vous vivez !

Evidemment ce ne sera pas facile, rien n’est jamais facile. Mais la plupart c’est justement pour ça que ça vaut le coup. Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des leçons. C’est une phrase qui me fait relativiser, prendre du recul et surtout qui me donne un bon coup de boost pour tout ce que j’entreprends. Toute situation va vous apporter quelque chose, elle va vous apprendre au moins une information que vous n’aviez pas. Dans tout ce que vous allez entreprendre, vous allez apprendre, relativiser et vous ne verrez plus d’échec. Tout sera leçon.

En combinant toutes ces astuces, vous pourrez sans aucun doute sortir de votre zone de confort, et enfin commencer à vivre la vie que vous méritez. Prenez votre courage à deux mains et entamez le processus, vous vous en féliciterez plus tard.

Griotys Pratique

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