Phénomène en constante évolution ces dernières années, la cybercriminalité n’épargne pas le continent africain.

Après une série d’articles sur le numérique de manière général, nous nous intéressons aujourd’hui au numérique en Afrique.

Les Etats Africains en ordre de batail contre la cybercriminalité

Consécutif à la croissance et au développement rapide des TIC sur le continent, ce phénomène, s’il n’est pas maîtriser, pourrait aggraver les problèmes de déficits financiers, qui font leur nid au sein des Etats de ce continent.

C’est à titre d’illustration le cas en Côte d’Ivoire, qui, d’après une communication donnée par le ministre ivoirien des Télécommunications et de l’Innovation Roger Adom, le lundi 7 juin 2021 à l’occasion de l’ouverture de la première édition de Cyber Africa Forum (CAF) à Abidjan, révélait que la Côte d’Ivoire aurait perdu environ 20 milliards de F.CFA ces dix dernières, du fait de la cybercriminalité.

cybercriminalité
cybercriminalité

D’après les propos de Roger Adom relayés par le site d’actualité en ligne digital business, bien que l’on peut considérer que : « le développement de l’économie numérique, les technologies de l’information et de la communication sont désormais au cœur du modèle économique de multiples secteurs et deviennent également incontournables dans nos vies privées », il y’a tout de même lieu de reconnaître que « les questions relatives à la Cyber sécurité, la Cyberdéfense et la cybercriminalité représentent de plus en plus de défis majeurs pour nos entreprises, nos organisations et nos Etats ».

Il continuera son propos en disant : « Il apparaît donc indispensable et crucial d’identifier et comprendre les risques auxquels nous sommes confrontés au sein de nos Etats dont les enjeux en terme de développement ne sont plus à présenter ».

La cybercriminalité : un frein pour le développement du continent africain ?

La question des enjeux de la cybercriminalité reste au cœur des problématiques du continent, et justifie ce premier sommet organisé par la Cyber Africa Forum (CAF), à Abidjan en Côte d’Ivoire.

cybercriminalité
cybercriminalité

La lutte contre cette pratique criminelle, est du devoir des Etats de la région, et nécessite que des actions collectives soient menées.

Car, il faut rappeler qu’avec l’accroissement des TIC, l’homme n’est plus simplement le citoyen d’un pays, mais devient un citoyen du monde, justifiant la notion de citoyenneté numérique développée par Howard Rheingold.

Des actions collectives doivent donc être menée par l’ensemble des Etats, en vue de limiter cette pratique et de protéger non seulement leur citoyen, mais également leur souveraineté.

En effet, en nous fondant sur les propos de Roger Adom, le développement et la croissance rapide des TIC dans le monde ont favorisé une connectivité et une interconnectivité  de plus en plus prononcé des Etats, laissant les pays africains courir de nombreux risques liés à ces outils numérique.

Pour y faire face, certaines dispositions avaient déjà été prises au niveau international, à l’instar de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe ratifiée par la Côte d’Ivoire en Mars 2019.

Au niveau régional, il les Etats du continent ont adopté une norme sur la cybercriminalité à savoir : la Convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, le 24 juin 2014 lors de la 23ème session ordinaire de la conférence de l’Union Africaine à Malabo.

Cybercriminalité
Cybercriminalité

Ainsi, ce premier sommet de Cyber Africa Forum (CAF), organisé à Abidjan en Côte d’Ivoire, et placé sur le thème : »le risque cyber au cœur des enjeux de l’Afrique », revêt un enjeu des plus capital sur la question de la cybercriminalité. Il s’est donné pour mission de réunir à la fois les décideurs politiques, les délégués de grands groupes bancaires ou des télécommunications, des experts en cyberdéfense et des représentants de la société civile.

Son objectif, selon Franck Kié commissaire général de CAF, est d’inscrire la menace cyber au cœur des problématiques de développement des Etats du continent.

Cette première rencontre représente donc pour lui, une réelle avancée dans la prise en compte des enjeux de sécurité informatique en Afrique. Il considère alors dans cet ordre d’idée que : « L’évènement a pour mission d’ouvrir la voie vers des évolutions tant en matière de régulation qu’en matière de process de de stratégies, au sein des organisations publiques comme privées. »

1 commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.